Véritable fléau pour la santé humaine et animale, la chenille processionnaire (du pin ou du chêne) nécessite une intervention rapide et sécurisée.

La chenille processionnaire : un danger sous haute surveillance

La chenille processionnaire (du pin ou du chêne) n'est pas une chenille comme les autres. C'est la forme larvaire d'un papillon de nuit dont le cycle de vie et le mode de défense impactent directement la santé de nos arbres et de nos foyers en Mayenne.

 

Pourquoi "processionnaire" ?

 

Son nom vient de son mode de déplacement unique. Pour se nourrir ou pour aller s'enfouir dans le sol afin de se transformer en chrysalide, les chenilles se déplacent en file indienne, accrochées les unes aux autres.

Le but : rester groupées pour maintenir leur température et se protéger des prédateurs.

 

Le nid : un refuge de soie

 

Pendant l'hiver, elles tissent des cocons de soie blanche très denses, généralement situés aux extrémités des branches les mieux exposées au soleil. Ce nid leur sert de protection thermique contre le gel.

Attention : même vide, un nid reste saturé de poils urticants pendant plusieurs mois.

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Le mode de fonctionnement : un mécanisme de défense redoutable

 

La chenille ne mord pas et ne pique pas. Son arme est invisible : ce sont des micro-poils urticants qu'elle projette dans l'air lorsqu'elle se sent menacée.

 

  • Le dard empoisonné : Chaque poil est muni d'un petit crochet et contient une toxine (la thaumétopoéine).

  • L'effet : Au contact de la peau, des yeux ou des voies respiratoires (humains et animaux), ces poils provoquent de graves réactions allergiques, des inflammations et, chez les chiens, un risque de nécrose de la langue.

 

L'impact sur vos arbres

 

En plus du risque sanitaire, les chenilles sont des insectes défoliateurs. Elles se nourrissent des aiguilles de pins ou des feuilles de chênes. Si l'arbre ne meurt généralement pas d'une seule attaque, une infestation massive l'affaiblit considérablement, le rendant plus vulnérable aux maladies et aux autres parasites.

Échenillage mécanique : Retrait manuel des nids en hauteur par nos grimpeurs.

Piégeage écologique : Pose de colliers de descente (éco-pièges) pour capturer les colonies.

Conseils de prévention : Mise en place de nichoirs à mésanges pour une lutte biologique naturelle.